Scénovisions, les nouvelles technologies… pour votre bon plaisir !
Vous préférez les musées des arts et traditions populaires, et eux les centres dédiés aux nouvelles technologies ? Pour rapprocher les positions, visitez le scénovision creusois de Bénévent-l’Abbaye !

Inutile d’en dévoiler trop à vos petits-enfants sur ce site touristique avant de vous y rendre : savoir qu’y est raconté l’histoire d’un petit village de la Creuse doublé d’une histoire d’amour entre locaux pourraient les rebuter. Il faut donc ménager une surprise. Mais, sachez que…
Le scénovision est en fait une suite de salles de spectacles bien singulières. Dans la première, vos petits enfants se croiront entrés dans une salle de cinéma classique, mais ils verront l’enfance de Marion l’héroïne, dans la verte Creuse du XIXe siècle, tout en relief !
Dans la salle suivante, ils se croiront dans un vrai bistrot, odeur du bois ciré y compris, tant le décor est réaliste, mais ils verront apparaître en lieux et places des miroirs et tableaux, des écrans. En quelques minutes d’images et d’une bande son efficace, leur sera racontée l’épopée des maçons creusois montés à la capitale au XIXe siècle. Sylvain l’amoureux de Marion est lui boucher et restera donc au village. Soulagement de vos petites-filles qui ont bien saisi qu’il y avait là anguille sous roche !
Et elles ont bien raison, car dans la salle qui suit apparaît la Mairie où Marion se marie : elle explique au public comment tout se passe alors… Grâce à un astucieux système géré par ordinateur d’écrans de voile et une succession de dessins presqu’animés, amis, parents, notables défilent. Puis c’est la séance houleuse du Conseil municipal… la toute première à laquelle assistent vos petits-enfants très certainement ! On y parle de révolution industrielle…
Du très sérieux, qui débute avec la salle de l’herboristerie-laboratoire du village très minutieusement rendue. Marion qui vient de perde sa fille s’y console en travaillant. Mais devant les mines ébahies des enfants, voilà que le décor s’ouvre en deux ! C’est une distillerie avec ses alambics de cuivre ventrus et sa chaudière enveloppée d’une blanche fumée qui apparaît dans un vacarme assourdissant.
Pas d’autres salles… sur la guerre de 14-18, cela aurait été délicat sans doute d’en imaginer une, et pourtant c’est là que les deux fils de Marion sont partis. Pas de happy end donc non plus ! Formateur sans doute pour les enfants habitués à celles toujours heureuse des films américains ? Triste aussi. Heureusement, dans la boutique bien achalandée qui clôt la visite, on peut discrètement distribuer les mouchoirs aux plus éplorées !














