Les bons et mauvais reflexes
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| La colère des tout-petits |
| Les bons et mauvais reflexes |
Bons réflexes…
Gardez le contrôle. Ne criez pas plus fort que lui. L’enfant adapte ses réactions à celles de l’adulte (par effet-miroir). Si vous vous énervez et perdez votre sang-froid, vous allez attiser sa colère. Au contraire, si vous savez rester maître de vous, il se rendra compte que vous n’êtes pas réceptif à son énervement et se calmera plus rapidement.
Rassurez-le. L’enfant en crise est en proie à des émotions fortes et parfois contradictoires. Il a besoin d’être rassuré. Quand il est tout petit, bercez-le, caressez-le ou fredonnez lui une chanson. Quand il est un peu plus grand, parlez-lui calmement avec une voix douce et apaisante. Mais surtout n’essayez pas d’argumenter. L’enfant n’est plus dans un mode raisonnable et n’est donc pas capable précisément d’entendre ce que vous avez à lui dire.
Parlez, expliquez. Une fois que l’enfant est calmé, prenez le temps de discuter avec lui. Son agressivité physique tient au fait qu’il ne sait pas exprimer par les mots ce qu’il ressent. C’est donc à vous de l’amener à prendre conscience de ce qui lui arrive. Posez lui des questions ouvertes : Décris-moi ce que tu ressens… Qu’est-ce qui est difficile pour toi ?
Faites preuve d’empathie. Montrez lui que vous pouvez comprendre ce qu’il ressent mais qu’il existe d’autres façons de les exprimer. Enfin, exprimez votre propre ressenti pour que l’enfant puisse se rendre compte que son comportement a une incidence sur les autres, qu’il n’est pas le seul à souffrir.
Anticipez les ennuis pour éviter les frustrations inutiles. Les compromis sont parfois nécessaires.
Mauvais réflexes…
Ne culpabilisez pas. L’enfant a besoin de frustration pour grandir et se construire. En se roulant par terre ou en hurlant, il vous demande de lui fixer des limites. Ne lui cédez pas et restez cohérent dans vos décisions. Si vous doutez du bien fondé de ce que vous avancez, l’enfant sera déstabilisé. Des limites floues ou fluctuantes perdent leur côté rassurant.
Ne l’humiliez pas. Même si vous êtes agacé, sachez choisir vos mots. Ne dites jamais à l’enfant tu es insupportable, tu es méchant. Il faut distinguer l’enfant et son comportement. Réglez le conflit à deux et évitez de le prendre à partie devant d’autres personnes (adultes ou enfants)
Evitez les termes définitifs comme mamie ne t’aime plus. Le lien avec vos petits-enfants se construit avant tout sur l’amour et le regard que vous lui portez. Vous devez donc lui montrer que même s’il se met en colère, votre relation ne change pas. Si vous sentez que vous perdez patience, isolez-le un instant dans une pièce. Il pourra se défouler et évacuer son trop plein émotionnel sans que vous n’ayez à en subir les conséquences.
NOTRE SELECTION
Pour faire face à la colère de ses enfants
De Emmanuelle Paroissien / Fleurus / janvier 2006 / 78 pages / 5,90 €Présentation du livre : Il se met à crier et à taper du pied à la moindre contrariété. Il se couche sur le sol quand il n'obtient pas ce qu'il veut. Qui n'a jamais été confronté à un enfant en pleine crise de colère et n'a pas tenté de le raisonner ? Voici 10 astuces de parents pour faire face à la colère de ses enfants.
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