Le jeu comme lien familial
Divertissant, éducatif, socialisant et créateur de liens… le jeu a plus d’un tour dans sa boîte. A consommer sans modération.

S’il est vrai que les jeux de société connaissent une recrudescence en période de fêtes, synonymes de rassemblements familiaux, ils sont souvent relégués au placard le reste de l’année. Sollicitant l’écoute, le respect, et la complicité, ils représentent pourtant un formidable outil de communication et participent à créer des relations profondes.
Mettre du jeu dans les relations
Pilier essentiel de la vie de famille, le jeu a vocation à renforcer les liens entre les générations en désamorçant les tensions qui peuvent exister. Vivre en communauté n’a jamais été inné. Cela s’apprend, et pourquoi pas à travers le jeu ? En mettant un peu de jeu dans les relations humaines on peut parvenir plus facilement à trouver des aménagements pour s’accommoder de situations parfois difficiles à accepter.
Car jouer, c’est avant tout prendre de la distance avec la réalité, créer, imaginer. C’est faire semblant, s’approprier un personnage, une situation que l’on n’aurait pas la possibilité d’assumer dans la vraie vie, faire des choix (bons ou mauvais ils seront toujours sans conséquence dans la vie de tous les jours), prendre des initiatives, se confronter au monde des adultes. A ce titre, les jeux ont un véritable intérêt éducatif pour l’enfant.
Mauvais perdant
Il arrive parfois que le jeu réveille des émotions négatives chez l’enfant. Quand il perd notamment car il a le sentiment que l’on remet en cause sa capacité à gagner et donc l’estime qu’on a de lui. Dans certaines familles, on glorifie tant le gagnant que le perdant va chercher des stratégies pour exister comme la tricherie (qui n’est rien d’autre qu’un appel au secours !) Mais il peut aussi se renfermer, ne plus vouloir parler. D’où l’importance de l’aider à dédramatiser la situation. Pendant la partie, laissez-le faire des choix, tout en le conseillant. Après la partie, prenez le temps de lui expliquer ses fautes et les stratégies payantes. Surtout rappelez-lui que jouer, c’est avant tout se faire plaisir au-delà de toute compétition et partager un moment de complicité.
NOTRE SELECTION
Jouons ensemble autrement
De Catherine Dumonteil-Kremer / La Plage Editeur / novembre 2006 / 12 €Présentation du livre : Ce livre nous offre une approche différente du jeu : jouer pour améliorer les relations avec nos enfants, donner de l'attention personnalisée, sortir des impasses relationnelles avec les petits comme avec les adolescents, souder la famille, se fabriquer des souvenirs...
L'auteur nous amène à réfléchir à notre propre vécu du jeu, à dépasser la gêne, l'ennui, le sentiment de perdre son temps... pour jouer vraiment avec ses enfants, entrer dans leur monde et privilégier le plaisir de vivre ensemble !
Catherine Dumonteil-Kremer propose concrètement une cinquantaine de jeux spontanés simples à mettre en place, ainsi qu'une sélection de jeux de société coopératifs et de jeux de plateaux originaux.
Place au jeu !
Jouer pour apprendre à vivre de Patrice Huerre / Fernand Nathan / septembre 2007 / 143 pages / 14,95 €Présentation du livre : A l'heure où les mercredis de nos enfants ressemblent à des marathons, où dès la maternelle les performances sont consignées par écrit, où l'on confond jeu et jouet éducatif, aurait-on perdu le goût de jouer ? gratuitement, simplement par plaisir ? Pourtant, même si les exigences de réussite et la pression sociale l'ont relégué à du superflu, le jeu est bel et bien essentiel dans la construction de soi et dans le développement de ses capacités de socialisation et de création. Et lorsque le jeu a fait défaut, c'est plus tard - notamment à l'adolescence - que sa nécessité nous apparaît, en creux. Le pédopsychiatre Patrice Huerre revient sur cette question essentielle et répond à nos interrogations : faut-il jouer avec ses enfants ? Y a-t-il de bons et de mauvais jouets ? Doit-on avoir peur des jeux vidéos ? Doit-on forcer un enfant solitaire à jouer avec les autres ? Comment le jeu évolue-t-il chez l'enfant à partir de l'école primaire ?Joue-t-on encore à l'adolescence ?
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Posté par
marco le 2009-02-24 15:23:30

Depuis que mon petit-fils a grandi et qu'il est capable de jouer à des jeux de société, je passe mon temps sur la bataille navale ou le qui est-ce ! Et même à mon âge, quand je commence, je ne peux plus m'arrêter ! Une bonne solution pour garder la télé éteinte !
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