Stéphanie Fugain : une grand-mère moderne
La force de vivre de Stéphanie Fugain et son envie de faire le bien saute aux yeux. A la fois mère et grand-mère, la fondatrice de l'Association Laurette Fugain fait preuve d'une énergie survoltée. De quoi complexer les gens inactifs en très peu de temps !
Incarnation de la grand-mère moderne, Stéphanie Fugain refuse les stéréotypes de notre société. Active, cette altruiste invétérée reste néanmoins disponible pour ses petits-enfants. Rencontre avec cette "Habanita" des temps modernes.

- A quel âge êtes-vous devenue grand-mère ?
Lorsque j’ai perdu Laurette mais il faut que je compte, car l’âge n’a tellement pas d’importance dans ma vie que j’oublie vite… Eliot à 5 ans donc à 53 ans.
- Qu’est-ce que ça fait d’être grand-mère pour la première fois ?
Je venais juste de perdre Laurette donc je n’étais pas du tout dans la vie normale, j’étais dans un profond chagrin, une amnésie totale. A ce moment là, ça ne m’a rien fait, je ne me suis pas dit "Youpi, je suis grand-mère !". Heureusement que Marie a eu la chance de très vite tomber enceinte. Comme on a tendance à le dire : quand un être part, un autre arrive… Quand mon deuxième petit-fils Sam est né, il y a deux ans et demi, j’étais moins dans l’asphyxie et la détresse. J’ai occupé une place complètement différente à sa naissance. Aujourd’hui, c’est une vraie fripouille, un coquin, un malin, un charmeur.
Mais il ne faut pas oublier que j’ai eu mon troisième enfant après 40 ans, ce qui fait que mon fils Alexis n’a que 15 ans aujourd’hui. J’ai donc encore un rôle de maman à assurer.
- Est-ce que le rôle de mère et celui de grand-mère se ressemblent ? Ou bien se complètent-ils ?
C’est bizarre mais je n’arrive pas à savoir ce que c’est qu’une grand-mère. Je crois que ce rôle ne veut plus rien dire aujourd’hui tellement il y a de familles recomposées… J’ai beaucoup de copains qui ont des enfants avec des jeunes femmes de 30 ans de moins qu’eux, uniquement pour se donner l’impression de rajeunir alors qu’ils sont déjà grand-père d’un premier mariage… comment voulez-vous qu’ils s’y retrouvent ! Je ne juge personne mais je me dis qu’il y a une anomalie quelque part. Je pense que cette société dans laquelle ces enfants vont grandir va en faire des adultes sans repères, sans valeurs, sans appuis. Le modèle de la grand-parentalité devrait être complètement reconfiguré comme tout ce qui se passe aujourd’hui.
J’en ai souvent parlé avec ma fille Marie qui croyait que j’allais être une grand-mère sur le modèle de ma mère, une femme exemplaire qui leur faisait des tartes, des goûters d’enfants, chez qui elles passaient des vacances entières. Aujourd’hui, ce n’est plus possible !
- Quel rapport entretenez-vous avec vos petits-enfants ?
Le rapport qu’il y a entre les petits-enfants et les grands-parents est important car on n’est pas là pour être des parents. Moi je me dis que l’éducation, c’est les parents qui la font, nous on a juste à faire en sorte qu’elle soit respectée en dehors de la maison. "Ce n’est pas bien", "ça ne se fait pas", "va ranger tes affaires…", voilà à quoi se résume mon autorité. En revanche je prends un pied terrible dès qu’il s’agit d’apprendre à mon petit-fils des chansons paillardes. Ca fait beaucoup rire ma fille... mais pas son père. Ca m’éclate car j’adore franchir des interdits. Il me donne tellement de sa confiance et de son amour que mon cœur de maman et de femme vibre. Je suis très amoureuse de mes petits-enfants. Je suis une vraie suceuse de joue...
- Eliot est-il curieux de connaître votre parcours au sein du Big bazar ou au cinéma ?
Pour l’instant non car Eliot n’a que 5 ans mais j’espère pouvoir lui raconter mon parcours plus tard. Mais il faut dire qu’il a été très marqué par des deuils successifs (sa tante Laurette, son grand-père paternel...) Sa vie a donc été plus tournée vers les gens qui partent que ceux qui restent. Eliot a ce côté sérieux que n’aura pas son petit-frère Sam car il a vu beaucoup de personnes malheureuses autour de lui.
- En tant que femme incontournable de la scène publique avec votre association Laurette Fugain, sensibilisez-vous vos petits-enfants à votre cause ?
Bien sur, dès qu’Eliot a été en âge de comprendre. Il connaît parfaitement l’histoire de notre combat et il sait pourquoi on milite.
- Est-ce que vos filles Marie et Laurette voyaient beaucoup leurs grands-parents quand elles étaient plus jeunes ? Quel genre de relation entretenaient-ils ?
Elles ont grandit avec car mes parents ont eu la chance d’habiter dans la même propriété que nous (là où habitent Marie et sa famille aujourd’hui). C’était une relation très forte car ma mère était une vraie grand-mère. Elle passait son temps avec ses 12, 14, 16 petits-enfants, ce qui fait que mes filles ont grandi avec une armée de cousins et cousines. Elles ont des souvenirs fantastiques.
Mais en ce qui me concerne, je n’avais pas envie de tomber dans ce travers là car je n’ai pas la même vie. C’est une autre époque...
- Vous a-t-on attitré un surnom ?
C’est "Habanita", le nom de mon parfum. Je ne voulais pas avoir un surnom qui ressemble à tout le monde. Je trouve ça dommage qu’on vous assigne le nom de "grand-mère" ou "mamie" à la naissance d’un petit-enfant. Il y a rien de mieux que de laisser à un enfant la possibilité de choisir le surnom de sa grand-mère en fonction de ce qu’il perçoit d’elle.
- Est-ce que vous dépannez votre fille pour les urgences baby-sitting ?
Tant que je suis à la maison, il n’y a aucun souci. Elle m’appelle et je vais chercher Eliot à l’école en même temps que je passe prendre mon fils au collège.
- Passez-vous des vacances seule avec vos petits-fils ?
Ca ne nous est jamais arrivé car on a l’habitude de vivre en tribu. Et puis j’ai encore un fils à charge donc jusqu’à maintenant tout ce que je faisais c’était avec lui, même s’il est ravi de partager des moments avec ses petits neveux.
- Quelles activités privilégiez-vous avec eux ?
J’ai la chance d’habiter à la campagne donc on fait beaucoup de balades, des pique-niques, on s’invente des histoires en forêt, on part faire du vélo ou de la trottinette. A la maison, on joue aux cartes, aux cow-boys… Bref, on joue à tout ce qui peut se jouer.
Le soir, j’adore délirer autour d’un livre qu’il m’apporte : je lis les trois premières lignes puis j’invente un personnage à travers lequel il peut se reconnaître. L’histoire n’a ni queue ni tête mais j’espère que ça lui apprendra à faire fonctionner son imagination...
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Posté par
papayjf le 2009-05-17 14:01:18

Jean-françois qui vous parle, est ou suis pas encore grand père mais voilà j'adore trop mes amours alors les suivants seront forcément les bienvenus, mais je suis ouvrier très qualifié je vote Lepen pour faire chier la bande des 4 mais je suis anar j'ai 50berges j'écoute de tout du rap etc...existe t il un jour férié pour les grands parents pour une naissance, car j'ai un patron comme tous les autres qui essaye de me faire peur alors que moi je ris bref là j'écoute les poppies:Isabelle je t'aime", il faudrait faire mieux que les "Carlots"j'adore "merci patron" je voudrais chanter,"je t'encule mon patron", excusez moi j'ai bu bcp trop mais la vérité sort de la bouche des enfants ou des papas saoules, bonne fin de dimanche. J-F Gicquel
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