Les confidences de Patrice Leconte
A notre agréable surprise, Patrice Leconte se prête à l'exercice des confidences familiales. Après la sortie de son dernier film "La guerre des miss", le surdoué du 7ème art accepte sans hésiter l'interview malgré son emploi du temps de... réalisateur ! Avec pas moins de 27 films à son actif il trouve encore et toujours le temps de voir sa petite-fille et nous en parle avec tendresse.

- Patrice Leconte, à quel âge êtes-vous devenu grand-père ?
Il y a 5 ans, j’avais donc 56 ans.
- Qu’est-ce que ça fait d’être grand-père pour la première fois ?
C’est joyeux. J’étais surtout heureux pour notre fille Marie, la voir être une Maman à son tour était une chose très émouvante.
- Est-ce que le père et le grand-père que vous êtes se ressemblent ? Ou bien se complètent-ils ?
Oui, je crois que les deux se ressemblent. Les rapports sont les mêmes, assez ludiques. C’est le rapport que j’ai spontanément avec les enfants en général.
- Est-ce que vous avez hâte d’être à nouveau grand-père ?
Ah oui, bien sûr. Mais je ne mets aucune pression à ce sujet sur nos filles, qui auront les enfants qu’elles voudront quand elles voudront.
- En tant qu’homme de cinéma, avez-vous plaisir à raconter des histoires à votre petite-fille ?
Oui, ça m’arrive, mais en fait je ne suis pas très bon dans cet exercice de pure imagination enfantine, en tout cas moins bon qu’elle. Je préfère lui lire des histoires, mais dont je suis toujours obligé d’adapter le langage, pour le rendre compréhensible, étant effaré par le style narratif de la majorité des livres pour enfants, à croire que les auteurs n’en ont jamais rencontrés...
- Malgré son jeune âge, a-t-elle déjà un sens critique sur les films qu’elle regarde ?
D’une certaine manière. Elle aime ou bien ça la barbe. Elle ne gobe pas tout. Mais le vrai sens critique est d’expliquer pourquoi on aime ou pourquoi on n’aime pas. Et pour ça, il faudra attendre encore un peu.
- Est-ce que le grand-père que vous êtes essaye de lui ouvrir les yeux sur les choses qui l’entourent ? (Référence à la "dédicace" que vous avez rendu à Lucie lors de la sortie du film "Dogora, ouvrons les yeux")
Oui, j’essaye, à l’occasion, mais pas systématiquement. En tout cas, je sais que sa maman lui montrera ce film bientôt, en lui disant qui l’a fait, et en lui expliquant pourquoi cette dédicace.
- Est-ce que vos filles Marie et Alice voyaient beaucoup leurs grands-parents quand elles étaient plus jeunes ? Quel genre de relation entretenaient-ils ?
Marie et Alice ont toujours beaucoup vu leurs grands parents, et la relation était (et est encore) magnifiquement affectueuse.
- Vous a-t-on attitré un surnom ?
C’est le surnom que m’ont donné nos filles, qui, lorsqu’elles étaient petites, m’ont toujours appelé "Patin", allez savoir pourquoi. Et c’est comme ça que m’appelle Lucie. Ca me va. C’est quand même plus original et plus gai que Papy ou Pépé, non ?
- Voyez-vous beaucoup Lucie ?
Oui, assez souvent. Régulièrement en tout cas. Environ une fois par semaine. Nous habitons tous Paris.
- Quelles activités privilégiez-vous avec votre petite-fille ?
Des jeux, quand nous sommes à la maison. Des sorties, des spectacles, au Jardin du Luxembourg.
- Votre dernière sortie avec elle ?
Au Mac Do la semaine dernière ! On a pris des nuggets, on était heureux. Bizarrement, elle n’aime pas le Coca. Elle doit bien être la seule enfant à ne pas boire de Coca !
- Quel est le plus gros cadeau que vous ayez fait à Lucie ?
Jamais de trop gros cadeau. Le bonheur d’un cadeau, c’est d’être un cadeau, pas d’être gros...
- Passez-vous des vacances seul avec votre petite fille ?
Nous sommes, ma femme et moi, souvent seuls avec Lucie, à l’occasion de vacances. Mais je ne sais pas si je m’en sortirais très bien si je devais me retrouver seul avec elle pendant plusieurs jours. Encore que je n’ai jamais eu l’occasion.
- Est-ce que vous dépannez votre fille pour les urgences baby-sitting ?
Souvent. Marie sait que, lorsque nous sommes libres, elle peut toujours compter sur nous. Sinon, à quoi ça sert d’être parents ? Mais c’est quand même ma femme qui s’y colle plus que moi.
- Est-ce que votre petite-fille arrive à vous énerver ou êtes-vous plutôt un grand-père gaga ?
Je vais attendre encore quelques années avant d’être gâteux. En attendant, non, Lucie ne m’énerve pas, mais je n’ai aucun mérite : elle est drôle et plutôt facile.














