Félins : le retour du " Roi Lion " ?
« Faire un film, pas un documentaire » : c’est le pari que se sont lancés Keith Scholey et Alastair Fothergill, les réalisateurs de Félins : un long-métrage puissant qui suit à la trace des héros de la savane kenyane.

L'histoire
Dans la réserve naturelle du Masai Mara, au Kenya, les animaux
règnent en maître. Leur environnement est peuplé de magnifiques terres,
de hautes vallées et de rivières abondantes. C’est là, dans le cœur de
cette savane à la fois sauvage et belle que vivent deux clans de lions.
L’un est situé au sud du fleuve qui divise ces vastes terres, il est mené par Fang. Avec ses troupes, les autres lionnes et leurs lionceaux, ils chassent et tissent des liens familiaux. Layla, une lionne expérimentée et malade y élève sa fille Mara, jeune lionceau femelle plein de vie. Au nord du fleuve, Kali, leader du second clan souhaite étendre son territoire. Avec ses quatre fils, il rêve de conquérir l’espace protégé de Fang et sa famille.
Les lions ne sont pas seuls dans cette vaste contrée : Sita, une femelle guépard
intelligente tente d’élever seule ses petits. L’histoire de ces félins
va se croiser et révéler le visage spectaculaire d’un milieu où la
survie ne s’achète pas.
Ce qu'on en pense...

Raconté par Pascal Elbé, Félins est un vrai drame cinématographique. Les animaux sont des protagonistes à part entière. Ils ont une quête, une famille, des envies et des ennemis.
Par sa voix rauque,Pascal Elbé réussit à plonger le public dans l'intimité de la vie de ces félins. Le spectateur se retrouve à scruter leur monde : la chasse, les promenades, la toilette, les peines etc. Chaque personnage dispose de sa séquence, de son moment à lui.
Ainsi, le public est touché par cette solidarité familiale lorsque Sita tente à tout prix de défendre ses petits contre les hyènes affamées. Et comment ne pas s'attendrir en voyant la relation "mère-fille" qui se tisse de scène en scène à travers l'histoire de Layla et Mara ?
Filmées avec précision et avec un matériel innovant, certaines scènes laissent bouche-bée : les images de chasse notamment ou encore celles filmées à hauteur de l'animal. Le pari des deux réalisateurs est réussi : le public n'est pas devant un documentaire mais un grand film.
Néanmoins, certains passages du long-métrage manquent de vivacité et apparaissent ennuyeux. La voix-off est parfois trop présente même dans des moments où les plus jeunes spectateurs peuvent parfaitement comprendre ce qui se joue sans aucune explication...
Yslande Bossé 27/01/2012














