Succession : le calcul des droits
Lors de toute transmission de patrimoine au titre d’une succession, le ou les héritiers bénéficiaires doivent payer une taxe à l’administration fiscale. On parle alors de droits de succession, calculés selon le montant de cette succession. Ces droits se calculent selon un barème précis, réformé par la loi TEPA de 2007, appelée également Paquet Fiscal.

Pour ne pas commettre d’erreur en calculant ses droits de succession, voici quelques éléments qui vous aideront à évaluer au plus précis ce que vos héritiers devront verser au Fisc.
- Qui doit payer des droits de succession ?
Toute personne qui reçoit une succession, qu’il s’agisse d’un héritier en ligne directe (les enfants du défunt) ou d’un légataire (par le biais d’un testament), paie des droits de succession.
- Les conjoints du défunt doivent-ils payer des droits de succession ?
Depuis 2008, les conjoints survivants ne paient plus de droits de succession, qu’ils soient mariés ou pacsés. Jusqu’à l’application de la loi Tepa, le conjoint survivant bénéficiait d’un abattement de 76 000 euros, et de 50 000 pour les partenaires pacsés.
- Est-il obligatoire de payer des droits de succession ?
Les héritiers doivent payer des droits de succession dès qu’ils reçoivent plus de 156.357 euros. Cet abattement est valable pour chaque enfant. Par exemple, si deux enfants se partagent équitablement une succession de 500 000 euros, soit 250 000 euros chacun, leur part taxable sera, après déduction de l’abattement, de 93.643 euros (250.000 – 156.357).
- Sur quoi dois-je payer des droits de succession ?
Les droits s’appliquent sur l’actif net, c'est-à-dire le montant déclaré à l’administration fiscale par le ou les héritiers, déduction faite du passif successoral : dettes , impôts, etc. L’ensemble des biens appartenant au défunt et transmis aux héritiers entre en ligne de compte pour le calcul de l’actif : biens immobiliers et mobiliers, fonds disponibles sur des comptes bancaires…
- Comment calculer le montant des droits de succession ?
Dès lors que l’on a calculé ce que chaque héritier doit recevoir et que ce montant dépasse l’abattement de 156.357 euros, les droits de succession se calculent en fonction du barème suivant. Ils sont fixés sur la base du montant net de la succession, c'est-à-dire après déduction du passif successoral (dettes, impôts restants dus, crédits, etc).

(Source : art. 777 du Code Général des Impôts)
- Existe-t-il des exonérations de droits de succession ?
Outre l’abattement de 156.357 euros, la loi prévoit certaines conditions donnant droit à une exonération, réparties en trois catégories :
- Selon la nature des biens transmis : les biens forestiers et ruraux (sous certaines conditions), les œuvres d’art données à l’Etat, les entreprises individuelles (sous certaines conditions), les immeubles classés Monuments Historiques. Ces exonérations sont limitées à 46.000 euros par bénéficiaire.
- Selon le statut du ou des héritiers : en cas de succession de conjoint à conjoint, marié ou pacsé, l’exonération est totale. Il en est de même si le frère ou la sœur du défunt a cohabité avec lui pendant les cinq années précédant le décès, qu’il ou elle est âgé(e) de plus de 50 ans, célibataire, veuf ou divorcé.
- Selon le statut du défunt : si la succession est celle d’une victime d’actes de guerre, ou de terrorisme, ou un sapeur pompier décédé dans l’exercice de ses fonctions, l’exonération des droits de succession est totale.
- Qui sont les "héritiers solidaires" ?
Lorsque le défunt laisse plusieurs enfants ou héritiers, on parle alors des "héritiers solidaires". Ils figurent tous sur la déclaration de succession, et sont tenus à régler les droits de succession. En cas de non paiement des droits, l’administration fiscale peut exiger le règlement de l’intégralité des droits à un des héritiers. De même, si l’un des héritiers est insolvable, les autres héritiers devront se charger de s’acquitter de ses droits en plus de leur propre part. Dans ce cas, des facilités de paiement peuvent être envisagées au cas par cas.
- Quel est le délai pour régler les droits de succession ?
Les héritiers disposent de trois mois à partir du jour du décès pour effectuer l’inventaire de l’actif successoral. Ensuite, le dépôt de la déclaration doit être fait dans les 6 mois, et le paiement des droits s’effectue également pendant ce délai.
Cependant, le règlement de la succession peut parfois s’étaler sur plusieurs années, si celui-ci fait l’objet d’un litige entre les héritiers.
Source : Ministère des Impôts www.impots.gouv.fr
Lexique des droits des grands parents
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droits de succession grands parents
Les droits de succession sont calculés sur la valeur nette de l'actif, c'est-à-dire bien imposable – dette déductible, attribuée à chaque héritier ou légataire après abattement et par l’application d’un tarif. Préparer sa succession , déclarer une succession
droit de visite des grands parents
Les grands-parents bénéficient d'un droit de visite et d'hébergement de leurs petits-enfants qui ne peut leur être refusé que pour motif grave.
droits de garde des grands parents
La garde des petits-enfants peut être confiée aux grands-parents en cas de divorce des parents. C'est un cas très exceptionnel mais qui peut se produire si les parents sont déchus de l'autorité parentale.
droits et devoirs des grands parents
Les grands-parents ont des droits juridiques envers leurs petits enfants (droit de visite) et des obligations, comme venir en aide à leurs petits enfants dans le besoin.
droit d’hébergement des grands parents
Les grands parents possèdent un droit de visite et d’hébergement qu’ils peuvent défendre devant le juge des affaires familiales du tribunal de grande instance.
droit de correspondance
Les grands parents ont le droit d’échanger une correspondance avec leurs petits-enfants selon l’article 371 du code civil.
droit de participer à l’éducation de l’enfant
Les grands parents ont le droit de participer à l’éducation des enfants dans la mesure où ils ne substituent pas aux parents.
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Posté par
andye38 le 2010-01-23 00:40:57

mes 3 enfants ne me regardent pas ils viennent chez moi juste pour récupérer ce quils ont besoin je suis brouillée avec ma fille ainée car elle me regarde de haut car mariée avec un gendarme elle a honte de moi je ne rentre pas dans les détails j aimerai savoir ce que je dois faire pour ne pas leur laisser mes biens après ma disparition je les ai élevés seule sans salaire sans pension alimentaire apres mon divorce pour violence conjugale merci pour votre réponse ne me jugez pas svp je souffre trop
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