Aider ses petits-enfants de son vivant

D'une pierre deux coups, donation et assurance-vie

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Coupler donation et assurance-vie


Dernier moyen fiscalement avantageux de transmettre d’aider de son vivant ses petits-enfants : les contrats qui conjuguent donation et assurance-vie dits contrats intergénérationnels

L’assurance vie est une forme de placement destinée à la transmission d’un patrimoine qui s’apparente à un testament : le bénéficiaire est connu mais ne touche l’argent qu’à la mort du donateur. Cette formule bien que populaire ne répond pas toujours à la préoccupation des grands-parents qui souhaiteraient aider leurs petits-enfants à un moment précis : pendant leurs études ou à leur entrée dans la vie active.

A la différence d’un contrat classique, la formule intergénérationnelle permet à un grand-parent de transmettre un capital à ses petits-enfants sous certaines conditions qu’il aura lui-même déterminées. Il peut par exemple contrôler l’âge de mise à disposition des fonds. Pour ce faire, il doit insérer à son contrat d’assurance-vie une clause dite d'inaliénabilité qui fixe précisément la date à laquelle l'argent pourra être débloqué (au 25ème anniversaire du petit-fils, à son entrée dans la vie active...). Il peut également décider de piloter lui-même l’évolution du contrat d’assurance. Pour cela, il doit prévoir une clause dérogatoire à l’administration des biens de ses petits-enfants. Dernier élément remarquable : une clause de retour conventionnel autorise le grand-parent à récupérer les sommes épargnées en cas de décès de son petit-enfant.

Souscription en trois étapes

1. Donation : Le grand-parent procède à un transfert d’argent (en espèce ou non) au profit de son petit-enfant et le déclare au fisc comme un don manuel (cf plus haut)
2. Rédaction du pacte : il détermine avec l’assureur les conditions de placement et de gestion des fonds (cf clause d’inaliénabilité)
3. Souscription : le contrat est établi au nom du petit-enfant mais reste géré par le grand-parent

Fiscalité avantageuse

Attractive, cette formule cumule les avantages fiscaux des dons manuels (cf plus haut) et de l’assurance-vie : le bénéficiaire désigné par le contrat d’assurance-vie n’a aucun droit de succession à payer dans la mesure où le capital n’excède pas 152 500 €. Au-delà, la fraction excédentaire sera soumise à un prélèvement forfaitaire de 20% (valables pour les contrats conclus après octobre 1998).



NOTRE SELECTION



Les sûretés sur contrat d'assurance vie

Les sûretés sur contrat d'assurance vie De Karine Vilret-Huot / Dalloz / septembre 2006 / 302 pages / 52,25 €
Présentation de l'éditeur : Traditionnellement instrument d'épargne et de prévoyance, l'assurance vie est de plus en plus utilisée comme moyen de disposer d'un financement sous la forme d'un crédit. Le développement de la pratique des mises en garantie des contrats d'assurance vie doit sa réussite au régime juridique sécuritaire sur lequel peuvent s'appuyer l'ensemble des intervenants à l'opération : établissement prêteur, assureur, emprunteur. Au carrefour du droit civil, du droit du crédit et du droit des assurances (Code des assurances et Code de la mutualité), les mises en garanties constituent un acte complexe. Les nombreuses évolutions législatives modifiant les mécanismes de l'assurance vie, des sûretés et des donations ont toutefois permis de moderniser et de clarifier les différentes techniques. A jour de la réforme des sûretés du 23 mars 2006, l'ouvrage s'enrichit des éclairages apportés par la jurisprudence et reprend les grands arrêts ayant servi à l'élaboration d'un régime juridique précis et fiable pour chacune des sûretés. Il se veut également opérationnel en ajoutant à l'analyse générale des mises en garantie des contrats d'assurance vie, individuels ou de groupe, la pratique métier indispensable au professionnel : avantages des différentes techniques, pièges à éviter, ainsi que de nombreux modèles de contrats (actes de mise en gage et nantissement, cession, désignation du créancier comme bénéficiaire dans une clause bénéficiaire, délégation). L'ouvrage est divisé en cinq parties : le cadre communautaire d'intervention des sociétés d'assurance vie, l'assiette de la garantie, les régime juridiques des différentes mises en garantie des contrats d'assurance vie, la cession des autres droits du preneur, les avantages comparés des mises en garanties et les obstacles à éviter. Il intéressera tous les praticiens du crédit et de l'assurance, mais également les juristes, avocats, notaires, magistrats et universitaires concernés par la matière.
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