L'homoparentalité comme nouveau schéma familial

L'Homoparentalité en question

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L'Homoparentalité en question
Accepter l'homoparentalité

Notre experte

Martine Gross, sociologue et ingénieure de recherche au CNRS
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L’évolution de la sphère familiale, amorcée depuis la fin des années 50, a eu pour conséquence de multiplier les schémas familiaux. Non des moindres dans l’éventail des possibilités, la famille homoparentale. L’accession à la parentalité des individualités ou des couples homosexuels entraîne dans son sillage de nouvelles questions pour les grands-parents.

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Bien souvent, à l’annonce de l’homosexualité de leur enfant, les grands-parents n’imaginent pas avoir de petits-enfants. La vision traditionnelle de la famille et de sa continuité biologique, de la transmission du nom, du patrimoine, ne comprend pas le schéma d’un foyer dans lequel deux pères ou deux mères accéderaient à la parentalité. Décryptage des situations avec Martine Gross, sociologue et ingénieure de recherche au CNRS.


Devenir grands-parents en contexte homoparental


Il existe plusieurs moyens de mener à bien un projet parental homosexuel : si les femmes peuvent recourir à l’insémination artificielle, 80 % des hommes choisissent la coparentalité. Il s’agit d’avoir un enfant avec une femme qui vit éventuellement en couple avec une autre femme et qui ne partage pas la vie du père, qu’il soit ou non lui-même en couple. Si c’est le cas, un seul membre de ce couple sera légalement considéré comme le père de l’enfant. Un problème se pose donc, pour les parents de son compagnon : peuvent-ils se considérer comme les grands-parents d’un enfant avec lequel ils n’ont aucun lien biologique ?

Cette situation est très similaire à celle des grands-parents dans les familles recomposées hétérosexuelles
: les beaux-grands parents, c'est-à-dire les parents d’un enfant dont la conjointe a déjà ses propres enfants, n’ont à priori aucun lien avec ceux-ci. Et tout dépend alors de la volonté des pères et des mères d’associer leur conjoint à leur démarche parentale. Il appartient donc aux parents de construire ce lien "abiologique" entre les générations. Selon les cas, le parent biologique choisit ou non de considérer son conjoint comme un père à part entière. Il peut s’agir par exemple d’un homme qui vient d’avoir un enfant, et pour qui le conjoint n’est pas du tout un père. Dans ce cas, les parents de ce conjoint ne se considèrent pas comme des grands-parents.



NOTRE SELECTION



L'homoparentalité en question : Et l'enfant dans tout ça ?

L'homoparentalité en question : Et l'enfant dans tout ça ?De Béatrice Bourges / Editions du Rocher / mai 2008 / 134 pages / 16 €
Présentation du livre : L'avenir de la famille française sera-t-il "homoparental" ? A l'heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage, la question fait débat en France. Sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy songe même à équiper les candidats éventuels d'un véritable kit familial : avec le contrat d'union civile, assimilable en tout point au mariage, auquel serait assorti le statut de " beau-parent " calqué sur le modèle des familles recomposées. Si le droit à l'enfant revendiqué par les couples homosexuels se trouve bien au cœur de ces nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l'enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes... Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l'enfant ? La souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n'ont de cesse de retrouver la mère et le père dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s'aggraver dans le cas où la famille d'accueil ne représente même plus ce modèle ? Passant au crible tous les arguments politiquement corrects en faveur de l'homoparentalité, qui tendent à favoriser les bons soins au détriment du lien naturel, Béatrice Bourges démontre également la nécessité d'une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants à travers la possibilité de différencier sexuellement leurs parents. Réunissant les résultats d'une expertise magistrale dans les domaines psychanalytique, sociologique et juridique, dans un contexte élargi aux frontières de l'Europe, elle rétablit ainsi la vérité sur les chiffres de l'adoption, dénonce les véritables enjeux de société qui se dissimulent derrière la revendication familiale des homosexuels et fustige l'abandon de la famille traditionnelle par les responsables politiques, sacrifiée à une minorité. Un plaidoyer à la fois ferme et subtil en faveur des différences... vitales. Puisque l'on ne devient pas enfant, l'on "naît" enfant.


Nous, enfants d'homos : Homoparentalité, une génération témoigne

Nous, enfants d'homos : Homoparentalité, une génération témoigneDe Stéphanie Kaim / Editions de la Martinière / novembre 2006 / 171 pages / 13,90 €
Présentation du livre : L'homoparentalité est aujourd'hui au cœur du débat de société en France. La question que tout le monde se pose : les homos font-ils de bons parents ? Pour y répondre qui de mieux placé que les enfants d'homos eux-mêmes ? C'est forte de cette conviction que Stéphanie Kaim a enquêté plusieurs mois entre la France et la Californie, berceau de l'homoparentalité dans le monde. Elle a rencontré des enfants d'homos de différentes générations, de différents milieux. Filles et fils de lesbiennes, et plus récemment de gays, ils racontent comment ils se sont construits et répondent sans fausse pudeur à des questions cruciales. Se sent-on vraiment un enfant ou un adolescent comme les autres quand on a grandi auprès de parents homosexuels ? Quelle image se fait-on des hommes quand on évolue dans un milieu de lesbiennes hippies et féministes issu des années 1970 et 1980 ? Quelle est notre sexualité quand on a été élevé par des gays et/ou des lesbiennes ? Quel regard porte la communauté gay sur les enfants d'homos ? Des témoignages uniques, un livre indispensable dans le débat actuel.
Vos commentaires
  • Posté par Chantal le 2009-02-24 17:31:53

    Mère d'un garçon homosexuel de 34 ans qui vient récemment de devenir parent, je me félicite de l'évolution des mentalités en ce domaine ! Quand j'ai annoncé à mes amis et collègues que j'allais être grand-père dans ce contexte, je n'ai eu que des compliments ! Aucune remarque désobligeante ni question embarassante. J'espère que cela deviendra la règle désormais.


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