Quand les petits-enfants deviennent les otages des conflits...
Dans son livre "Familles en guerre", Elise Thiry-Bouvier dresse le portrait de 22 grands-parents, parents et petits-enfants déchirés par les conflits intrafamiliaux. Enjeux de ces batailles, le droit de visite et d’hébergement des papis, des mamies, qui s’estiment injustement privés de leurs petits-enfants.

De part et d’autre de la ligne de front, les vieilles rancœurs ou les traumatismes d’enfance ressurgissent. C’est alors le temps de l’embrasement inévitable de la situation.
Après plusieurs mois d’enquête et le recueil des témoignages de chacune des parties concernées, Elise Thiry-Bouvier nous livre des histoires toujours complexes, qui mettent à l’épreuve les sentiments de tous et font de l’enfant le centre de tous les différends.
"Disséquer" les conflits
Depuis 1970 et la loi réformant la protection de l’enfance, les recours en justice au nom de l’article 371-4 se sont multipliés. A l’heure actuelle, les Juges aux Affaires Familiales (JAF) sont saisis chaque année d’environ 2.500 requêtes. A l’origine du travail de la journaliste, une question : comment des parents peuvent-ils priver des grands-parents de leurs petits-enfants ? Au départ, on ne comprend pas pourquoi les parents prennent la décision d’instaurer cette séparation entre les générations. Cette situation peut paraître cruelle si on la regarde de loin. Mais dès que l’on s’en rapproche, et que l’on cherche à comprendre les motivations des parents attaqués ou des grands-parents attaquants, on se rend compte que chaque situation est complexe, et que les causes des conflits sont ancrées très profondément chez tous les membres de la famille concernée.
Un constat que l’on découvre dès le début du livre, avec les cas d’enfants "victimes" de leurs grands-parents. Paul et Alice, par exemple, sont harcelés par les parents de cette dernière, qui ne reculeront devant rien pour voir leur petite fille, Léa. Manipulateurs et anciens poly toxicomanes, ils iront même jusqu’à contacter l’employeur de Paul et tenter d’obtenir son licenciement. 9 mois après la naissance de l’enfant, ils assignent le couple en justice au nom de l’article 371-4. Les grands-parents, qui ont chacun un poste dans l’Education Nationale, obtiennent gain de cause, en dépit d’une première audience devant le JAF, qui avait pu constater leur instabilité émotionnelle.
Si l’on prend le temps de se pencher sur chaque affaire, et que l’on écoute les versions des parents et des grands-parents, on comprend que le droit de visite n’est pas le réel enjeu du conflit. Il s’agit souvent de régler des comptes, parfois pour des faits qui remontent à plusieurs dizaines d’années. Les petits-enfants, eux, se retrouvent finalement au centre de l’histoire, bien qu’ils ne soient responsables de rien. Le plus possible, les parents essaient de préserver au maximum leurs enfants. Il n’apparait pas, à l’issue de mes observations, qu’il y ait une volonté systématique de manipulation de leur part. Là où les petits-enfants courent un risque, c’est quand les grands-parents se servent de leur droit de visite accordé par le JAF pour les monter contre leurs parents.
Les limites de la justice des affaires familiales
Pour Elise Thiry-Bouvier, les familles ne savent plus ou ne parviennent plus à régler leurs conflits entre elles : le recours à la justice, presque systématique dans certains cas, démontre cette réalité. Bien sûr, personne n’est heureux de se retrouver au tribunal, et surtout pas pour parler de sa vie privée, de ses relations avec ses parents. Mais dans ces affaires, où les grands-parents s’estiment victimes de leurs enfants ingrats, à tort ou à raison, les passions se déchaînent, et font naître manipulation, mauvaise foi…
Au milieu de ce déballage familial, les magistrats doivent trancher sans se préoccuper de l’affectif. Après avoir suivi quelques affaires jusqu’à leur terme, Elise Thiry-Bouvier note une tendance générale dans les décisions rendues : en général, le JAF cède aux grands-parents un droit de visite. Il est très difficile pour les parents d’apporter des preuves qui étayent leurs arguments lorsqu’ils décident de ne plus entretenir de contact avec les grands-parents.
La principale explication à cette orientation des verdicts ? Le manque de moyens, et le manque de temps laissé au JAF. Dans ces affaires, il est primordial de prendre connaissance de tous les détails du dossier. Bien souvent, ils s’occupent de trop de cas pour pouvoir approfondir dans toutes les directions. Et lorsque le JAF ordonne une enquête sociale ou une expertise médico-psychologique, les difficultés sont les mêmes : les professionnels mandatés sont trop peu nombreux pour être efficaces. Il y a un manque d’assistantes sociales dans notre pays qui est un réel problème lorsqu’il s’agit de prendre des décisions aussi importantes et qui peuvent mettre en danger l’intégrité d’un enfant.
Car les principaux intéressés, une fois le verdict prononcé, sont bel et bien les petits-enfants. Si la loi stipule que seul leur intérêt prime, la réalité ignore parfois leur volonté et leurs sentiments, et privilégie les désirs des adultes.
NOTRE SELECTION
Familles en guerre
... quand les petits-enfants sont otages des conflits entre adultesD’Elise Thiry-Bouvier / Editions Anne Carrière / avril 2007 / 396 pages / 18,50 €
Présentation du livre : La famille moderne est en pleine mutation. Le nombre de divorces explose, les familles recomposées se multiplient, et les enfants sont souvent l'enjeu des conflits entre adultes. Fait nouveau, là où les querelles entre parents et grands-parents se réglaient autrefois en famille, elles sont aujourd'hui portées devant les tribunaux. Les enfants se retrouvent ainsi otages, et même victimes, des contentieux familiaux. En dix ans, le nombre d'actions en justice a presque triplé. Près de 3.000 familles sont en attente d'un jugement qui statuera sur les relations entre les générations. Après une enquête journalistique de plusieurs mois, l'auteur nous livre ici les témoignages de parents harcelés par des grands-parents interventionnistes à l'excès, mais aussi, à part égale, ceux de grands-parents injustement privés de leurs petits-enfants. Leurs histoires, emblématiques de ce nouveau phénomène de société, sont éclairées par des interviews exclusives d'une juge aux affaires familiales, d'une avocate spécialisée dans le droit des familles, du législateur en la personne de la députée Valérie Pécresse et d'un pédopsychiatre renommé.
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onurb le 2009-03-08 11:55:09

nous sommes en plein conflit avec un de nos fils qui habite pas ds la meme region que nous pas de nouvelles depuis noel nous avons peur qu il nous laisse plus voir nos petits enfants et nous savons pas la raison que pouvons nous faire
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mamyouyou74 le 2009-04-17 09:38:23

j ai le meme probleme que vous ,je suis moi meme en conflit avec notre fils, mais moi cela dur depuis deux annee, j ai ete voir un avocat qui m a conseillee d allez en mediation pour renouee un contact avec notre fils et afin de trouvee une solution a notre conflit, pour revoir ma petite fille, je vous conseillerait de tentee cela , moi seulement il a refusee la mediation peut etre aurez vous plus de chance que moi, allez bon courage??
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hiblot le 2009-11-03 08:30:51

je suis moi meme prive de mes petits enfants qui habitent a6 kms de chez moi je les avez 3a4 fois par semaine nous avons tout fait pour ma fille et son mari qui son en surrendettement et qui continu a faire des dettes ma fille est mythomane et lui apeur de la perdre et devient injuste des qu on leurs refuse quoi que ce soit ce sont des injures des menaces jusqu a dire qu on a fait du mal a lucasje leur ai dit que je vais faire une demande de droit reponse tu vas nous foutre dans la merde et les petits aussi elle est belle la grand mere vu tout ce qu ils ont fait c est vrai qu ils auraient de graves ennuis et ce n est pas exagere le medecin nous a conseiller de partir car pour lui ils sont malades et dangereux pour nous et pour euxje n arrive pas a me resoudre a laisser tomber mes petits enfants a savoir qu ils se sont mit a dos toute la famille des 2 cotes que faire merci
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Papigilles le 2010-06-01 12:30:31

Bonjour, Peut on copier-coller le rapport de l’enquête sociale ? merci de votre réponse par mail, a : gil.chambert@orange.fr Papigilles
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surf le 2010-06-21 17:46:12

Bonjour, je suis en plein dans le recours de droit de grands-parents depuis 2 ans et demi et maintenant il faut passer devant l'enquêtrice ,ensuite vers la fin de l'année de nouveau une audience et cela n'en fini jamais ,pas plus que le torrent de boue qui se déverse aussi... l'on ne s'attend jamais... à une procédure si longue ,éprouvante et très onéreuse ,alors que nous avons élevé nos petits enfants et participé à leur entretien , au vu du peu de ressource des parents, ...je ne m'attendais pas à tant de cruauté de la part de ma fille et... pièces rapportées..,ET DE PLUS les petits enfants souffrent de ne pas voir leur Mamie...
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Papigilles le 2010-12-03 12:37:25

De Papi Gilles A parcourir le Net, pour glaner des informations relatives au déroulement d’une action en justice afin d’obtenir un Droit de Visite de mes petites filles, tout au moins une photo ou indication qu’elles sont en bonne santé, malgré l’interdit de communiquer avec leurs grands-parents maternel, J’ai découvert, que je n’étais pas un cas isolé sur la toile, bien au contraire, malheureusement , J’ai donc entrepris mes démarches qui ont abouties selon ma demande à obtenir une enquête sociale. Le rapport est édifiant, à tel point que je l’ai mis en ligne dans mes blogs, avec mes commentaires et explications. Ce qui peut répondre aux interrogations des Grands-Parents et tous autres dont j’étais loin d’imaginer l’ampleur par le nombre sur le Net. Un aperçu ,en recherche « papi gilles » sur Google. Bonne lecture à tous et bon courage.
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Mimihz le 2011-02-10 11:04:18

Je suis en train de préparer un mémoire de maîtrise en Sociologie et mon thème parle des relations intergénérationnels basés surtout sur les conflits de générations. J'ai besoin de votre aide. Merci d'avance.
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coeur47 le 2011-03-11 12:56:50

Bonjour MIMIHZ Je ne sais si l'on peut évoquer un conflit de générations mais les relations entre parents et enfants semblent de plus en plus difficiles. Nous devons, nous, parents et grands-parents, nous montrer d'une extrême prudence et retenue lors de nos échanges familiaux. Nous devons surtout prendre de la distance si nous ne voulons pas souffrir de ce "désamour" que semble cultiver la génération de nos enfants. Désamour qui apparait également se manifester au détriment de leur propre vie familiale. Si je peux vous être d'une quelconque utilité, je veux bien vous apporter l'aide dont vous avez besoin. Cordialement.
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maiwen83 le 2011-06-01 18:27:17

Il est vrai qu'une médiation familiale permet d'exprimer dans un lieu neutre, toutes les émotions et les ressentis que la situation à crées. Ainsi, et avec l'aide du médiateur, vous pouvez chacun raconter votre version de l'histoire et voir quelles seraient les solutions possibles à adopter pour que la vie soit plus facile. Je suis actuellement en formation pour devenir médiatrice, et les stages que j'ai pu faire m'ont montré à quel point cela pouvait aider les personnes, de parler de tout ce qui pouvait les faire souffrir ou les rendre en colère. Je ne dis pas que ça marche à tout les coups, cela dépend de la volonté de chaque personne, si elles veulent vraiment que la situation change, alors la médiation est une solution, si par contre l'une des personne ne veut faire aucun effort c'est un plus difficile mais pas impossible. Des entretiens individuels peuvent en effet être fait au début et peuvent progressivement préparer à l'entretien en commun. Tout ceci pour dire que oui, la médiation familiale est un nouveau moyen parmis tant d'autres d'acceder à une nouvelle vie, mais à l'inverse de la justice, celle-ci met un point d'honneur à restaurer un respect de l'autre, une reconnaissance de la position de l'autre, pour qu'enfin puisse se tisser une nouvelle relation basée. Cette relation qui sera basée sur le respect de l'individualité de chacun et de ses besoins. Si vous pensez que la médiation pourrait être à tenter, demandez au point d'accés au droit ou à l'antenne de justice de votre commune de vous communiquer l'adresse du service de médiation le plus proche. Les tarifs par séance et par personne, dépendront de vos revenus soit de 2 euros à 131 euros, et ces séances durent entre 1H et 1H30. Si vous avez fait l'expérience de la médiation, j'écris actuellement un mémoire et ai réalisé un questionnaire afin de recueillir des réponses concretes. http://www.questenligne.com/questionnaire/206461299/ En vous remerciant.
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